
Existe-t-il un moyen
de faire taire cette douleur
qui m’entraîne,
me gangrène ?
J’aimerais pouvoir relativiser,
sourire, rire
et m’amuser.
Elle m’inspire, m’imprègne,
s’installe dans mes veines,
dans ma tête.
Elle s’insinue dans mes pensées,
dans mon cœur —
un poison lancinant.
J’aimerais dire ici
que je ne lui accorde
aucune importance,
qu’à côté des autres,
elle reste dépourvue
de noirceur et de lourdeur.
Sur l’échelle de gravité,
elle n’atteint pas le sommet.
Maline, bénigne,
elle fait rire ses copines…
Pourtant,
bien qu’invisible,
elle est là.
Tapie,
bien à l’abri —
et bien souvent,
elle me pourrit la vie.
NOTE D’AMANDINE
La migraine est une maladie invisible non mortelle mais handicapante au quotidien. A travers ce poème, je souhaite évoquer une réalité qui me touche depuis l’enfance. Ce poème tente d’illustrer les ressentis que provoquent cette maladie en moi.
💡Le saviez-vous ?
La migraine est une maladie neurologique qui touche environ 1 personne sur 6, soit près de 15 % de la population.
Elle concerne trois femmes pour un homme, et environ un enfant sur dix.
En France, cela représente près de 10 millions de personnes.
Elle se manifeste par des crises pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours, souvent accompagnées de nausées et d’une forte sensibilité à la lumière et au bruit.
L’Organisation mondiale de la santé classe la migraine comme l’une des principales causes de handicap dans le monde, et la première chez les enfants et les adolescents.
Pourtant, elle reste une maladie invisible, encore largement sous-estimée et stigmatisée.
Mettre des mots sur cette douleur est parfois une façon de la rendre plus compréhensible et de sensibiliser ceux et celles qui n’en souffrent pas.
🔗 Liens utiles pour en apprendre plus
💬 Associations de patients (comme La Voix des Migraineux)